Dimanche 8 novembre 2009
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Plus je vois l'auberge espagnole et les poupées russes, plus mon affection se porte sur la suite. Beaucoup mieux construite, des personnages et des dialogues plus fouillés. Même si on y perds la
spontanéité du premier ( le making of est à voir, il a été vraiment fait à l'arrache entre deux "gros" films de Klapisch ) , on y gagne en contenu. ( puis dans l'auberge, j'aimais pas la relation
avec Godreche ).
La suite parle d'amour, sous toutes ses formes, quand le premier était plus une histoire de rencontres.
L'amour de la perfection ( la mannequin ) et l'amour à sa portée, naturel, aveuglant. Vouloir toujours mieux, s'acoquiner avec l'inconnue, alors que l'on a celle qu'on croise et recroise, clair
comme le nez de la figure et qu'on ignore, jusqu'à ce que la jalousie nous montre le vrai sentiment.
Petite précision pour la perfection du mannequin, c'est comme ça que je l'interprète, avec la comparaison à la rue aux proportions idéales de Saint Pétersbourg. Je pense que j'ai eu du mal à
accrocher au film les premières fois car je ne comprenais pas son choix. Déjà dans l'auberge, Wendy alias Kelly Reilly me faisait de l'oeil. Le naturel, l'accent british, ses moues, elle dans son
ensemble. Le mannequin est en plus une grosse caricature, fille superficielle au possible, qui parle moitié anglais et moitié français avec des émotions exagérées.
A cette énième vision, je me suis rendu compte que Klapisch montrait ce qui me perturbe un peu depuis quelques temps. Comment avoir des rapports avec qqun qu'on connaît, ou avec qui on a déjà été,
juste parce que l'on s'ennuie, et le lendemain faire comme si de rien n'était. Baiser en toute amitié. Je comprends pas ... Dans mon précédent boulot, j'ai eu l'occasion de parler avec des "jeunes"
stagiaires de 20 ans et c'est monnaie courante. Est-ce que je suis déjà un vieux con ? Klapisch le fait même faire, enfin du moins Audrey Tautou en éprouve l'envie avec Xavier, alors qu'ils sont
dans leur crise de la trentaine .
La transformation du frère suite à l'amour de la jeune danseuse russe est touchant aussi.
Je suis plutôt l'inverse de Xavier en ce qui concerne les personnes. Peur de l'inconnue, résultat je m'accroche aux personnes que je connais, voulant transformer parfois l'amitié en amour, ce qui
est souvent un mauvais choix, et finit par perdre les deux. Je ne cherche pas à rencontrer de nouvelles personnes, résultat mon cercle d'amis est très mince, et celui des connaissances diminue au
fur et à mesure ne donnant pas signe de vie. Quand je suis invité, je demande qui sera présent, et si trop d'inconnus, ou juste un con dans le lot que je connais, généralement j'évite. Je me suis
inscrit sur un site de sorties ( onvasortir ) dont le principe est sympa, proposer des sorties en toute amitié pour des gens seuls. Trop de monde dans ces sorties, résultat, je note les bonnes
idées et les fait tout seul quelques jours plus tard. Ce n'est pas faute d'avoir essayer, mais au milieu d'inconnus, j'ai tendance à me renfermer. J'écoute et j'observe.
Intéressante auto-question ! Aux rapports d’amitiés associés à l’hygiène sexuelle et à la brièveté s’opposent les rapports sexuels dits d’Amour. Entre ces deux façons de faire, il y a une composante fondamentale, c’est que les sentiments n’entrent pas en ligne de compte. Juste une pulsion assumée…
Ceci étant dit, tu ne peux jurer de rien quant à ta future conduite… L’acte d’amour est un acte de magie sexuelle ; sont donc concernés ceux qui font alliance avec cette Magie. Personnellement, cela ne me choque pas plus que cela.
L’époque est très liée aux incertitudes du lendemain, aussi, peut être que les uns et les autres cherchent inconsciemment à se « souder », plus pour entretenir l’estime de soi, donc maîtriser les angoisses réelles ou latentes. Peut être aussi, certains/certaines aiment multiplier les partenaires sans autre engagement que d’explorer les affinités… (A force de creuser, on finit par trouver ce qu’on recherche… ou pas).
La résultante est qu’effectivement, le lendemain, chacun ne doit rien à personne, ni à la société, ni à la morale religieuse, ni à l’éducation familiale… Le fait n’est pas nouveau, transgresser une éducation, une morale est jouissif et franchement, dans cette manière de faire, il ne faut prendre que le meilleur. Par contre, je me rappelle que quelques amis ayant toujours fonctionné de la sorte ont, au bout du compte, presque tous et toutes souffert de solitude. Un bien pour un mal que cette conduite si elle est exploitée à l’extrême ? Je ne sais…. Instituer cela comme une règle "de" et "à" vie doit être réfléchi et assumé.
En même temps, les galops d’essais liés à la jeunesse structurent l’individu dans sa personnalité, créent des clivages (bien-mal ; sérieux-pas sérieux ; regrets-joies-amertumes…) qui seront à même de donner de bonnes indications sur sa boussole amoureuse (affinités souhaitées) ce, pour un futur épanouissement marital & sexuel heureux. Ce que, en définitive, tout le monde ou presque recherche. Le débat est vaste.
La phrase «avoir des rapports » est affreuse mais ne veut-elle pas exprimer ce qui serait « normal » ou « d’entretien » ? Et puis, subtilité, le mot « rapport » doit se comprendre comme « ce qui doit être rapporté urbi & orbi », donc, SURTOUT, cela doit se savoir et lorsque tout le monde sait, l’individu en retire une petite gloire sauf si la débandade était au rendez-vous… Risque à assumer donc.
Pour débusquer l’Amour véritable, un chasseur dirait qu’il faut en avoir remué les nombreux taillis qui le composent. Le débusquer, une virile affaire pour un homme.
Comme tu le dis, ce qui est monnaie courante n’a que peu de prix, de valeur mais suffisamment pour, dans la rue, virevolter léger.
Tu veux transformer le plomb en or ? L’amitié en amour ? C’est là une théorie à laquelle, il faudrait peut être renoncer et laisser ce champ d’expérience et de réelles compétences aux femmes qui aiment contrôler ces jeux-là et en faire mousser l’indispensable parfum de la séduction, de l’attirance et de ses suites. Quant aux hommes, en attendant, l’esprit libre, ils s’accoquinent avec la Providence.
Quelqu’un a dit que pour mieux intéresser une femme, la meilleure stratégie est encore de feindre de l’ignorer, ce qu’elles abhorrent… Doutant d’elles-mêmes, elles en viendraient à aimer éperdument celui qui leur paraît inaccessible. En la matière, il faut savoir que chacun a sa recette. L’Amour est une salade composée avec vinaigre et mayonnaise…Les lardons, eux, arrivent par la suite…
En Amour, tout est niché dans le subtil.
Il faut aimer l’inconnu (e), seule perspective qui a encore le mérite d’étonner donc de plaire. La fuir, c’est se fuir soi-même.
"Observer et écouter" n’empêchent pas "d’agir et de penser". Comme tu le soulignes toi-même…
Mais le faire avec une amie, je peux pas ... enfin une amie sans aucune possibilité, on ne peut plus se regarder comme avant ensuite. Déjà qu'il y a souvent une petite ambiguité dans les amitiés mec-fille.
Fare ça par ennui, pour s'occuper. L'ennui : la grande maladie du siècle. Le nombre de conneries qu'on peut faire par ennui ... Parler avec une ex par exemple mdr.
Faire le « ça » par ennui chasse l’ennui, c’est alors le seul mérite de la situation décrite ensuite comme un moment de " chaude ambiance ".
Parler avec une "ex", relique ou objet de (re)convoitise ? Situaton claire ou pas ? Ambigüité ou non ? C’est simple, avec une "ex", on parle soit du passé, soit du présent, soit du futur… Sur quel créneau es-tu ? Etes-vous ? Toi seul a la bonne réponse…
Le bon vieux temps peut-il durer toujours tout le temps ??? On dirait que la vie n’est qu’une question de tempo…
Amitiés.